Jour E

Convertir ou optimiser ma flotte : le pied au plancher !

6th Apr | 07:30 - 08:30

Description

L’objectif de réduction des émissions de GES et de polluants ainsi que le durcissement des réglementations vont bouleverser le secteur du TRM. Mais la conversion vers des véhicules «propres» est-elle possible pour tous, dans les délais espérés ? Quels sont les outils pour initier une telle démarche ? Comment guider la conduite du changement au sein des entreprises du TRM ? Cette table ronde explore les solution existantes pour agir à court et moyen termes.

Les réponses à vos questions

Q : Bonjour, y a-t-il des solutions pour les véhicules utilitaires? R : Aujourd'hui, l'ensemble des énergies alternatives sont disponibles pour ce segment : electrique / GNV / biocarburant et même hydrogène (Renault propose le Kangoo H2 ZE). Des dispositifs d'aide à l'achat (suramortissement, aides région et villes) sont disponibles pour permettre de compenser le surcoût à l'achat. Réponse de Clément Chandon: Iveco propose des utilitaires GNV depuis 2000. La gamme couvre toutes les configurations existantes en diesel de 3,5t à 7,2t de PTC Q : Quelle est la place attendue, réfléchie pour le rétrofit des véhicules des flottes pour réduire rapidement et massivement les GES sans éviter l'économie circulaire tout en impactant modérément les budgets ? R : C'est une solution alternative et moins onéreuse. Utilisé notamment dans le TRV en utilisant les châssis en parc pour implémenter des propulsions électriques. Peut être utilisé aussi pour permettre aux véhicules de fonctionner avec des biocarburants (solution la moins onéreuse à ce jour) Q : Comment les constructeurs peuvent accepter, valider et certifier la conversion des moteurs diesel/hydrogène ? R : Réponse de Clément Chandon: Comme pour le GNV nous ne souhaitons pas participer à des solutions de rétrofit qui ont amené à plusieurs reprises par le passé des situations critiques pour les transporteurs. Q : Quel plan de développement des pompes GNV ? Il y en a très peu autour de nos sites. En tant que loueur de véhicules utilitaires : pas de pompes = pas de client qui puisse louer des véhicules faibles émissions ! R : Réponse de Clément Chandon: Les stations existantse et en projet sont visibles à ce lien : https://www.afgnv.org/carte-stations-gnv/ Leur développement est rapide dans toutes les régions. En tant que loueur vous avez tout intérêt à installer des stations dans vos agences notamment si elles sont proche d'une ZFE. Vous pouvez ainsi offrir un service de mobilité complet et avoir une 2è source de revenus. Les petits compresseurs débutent à moins de 10 k€. Un investissement dans une station de recharge privative est éligible au dispositif de suramortissement. Q : le rétrofit ne fait-il pas perdre la garantie constructeur? R : Réponse de Clément Chandon: Oui pour tous les organes modifiés ou affectés par les modifications. Q : Il aurait été intéressant d'entendre aussi les acteurs de la filière Rétrofit comme Symbio pour l'hydrogène ou encore comme Transition-One pour l'électrique avec batteries? R : Ce thème fera sûrement l'objet d'un prochain atelier FOCUS. Q : La réglementation du rétrofit est en vigueur depuis 1 an. Elle permet la conversion de véhicules thermiques en électrique sans avoir besoin de l'accord du constructeur ni l'obligation de tout réhomologuer. On peut le faire avec des batteries ou avec des piles à combustible. R : Réponse de Clément Chandon: Il n'est par contre pas possible de déroger aux directives et règlements Européen liés à la sécurité du véhicule à commencer par le freinage ou la stabilité du véhicule (ABS, ESP). Aucune Dreal ne peut autoriser l'immatriculation d'un véhicule non conforme aux directives en vigueur. Un transformateur qui ne ferait pas valider ses modifications par l'administration s'exposerait à des risques de poursuites pénales en cas d'accident. Q : Est-ce que pour les petits trajets l’hydrogène est plus vertueux que l’électrique ? R : L'hydrogène offre l'avantage de réduire la taille de la batterie qui est une source de pollution (CO2, impact direct sur l'environnement) mais est significativement plus onéreux. il faut conserver l'approche "d’un puit à la roue", et s'assurer que l'hydrogène utilisé est décarboné. En effet, l'hydrogène est aussi plus émissif en termes d'émission de CO2 à l'usage et augmente la consommation d'énergie primaire. Q : Dommage que l'on ait pas parlé des solutions d'autopartage. R : C'est aussi une solution alternative. Ce thème fera sûrement l'objet d'un prochain atelier FOCUS.

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